Désamour entre la main d’oeuvre et l’entreprise ?

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Avec un taux de chômage parmi les plus bas, difficile de recruter en Centre-Bretagne ! Lors d’une conférence, des acteurs de l’emploi se sont bougés pour trouver des solutions.

Reportage d’Isabelle Sigoura

Jeudi, 18 h. Des dirigeants et salariés d’entreprise poussent la porte de la salle Jeanne-Malivel. « Je suis curieux du déroulement de la soirée, confie l’un d’entre eux. Il paraît qu’on va ressortir d’ici avec une méthode miraculeuse pour recruter ! »

Comme lui, une quarantaine de personnes sont venues participer à une conférence peu ordinaire, où les participants seront acteurs. « L’idée est de les solliciter pour qu’ils s’interrogent ensemble sur les problématiques rencontrées dans leur entreprise et fassent ressortir des solutions », explique Amandine Dubois, animatrice de la soirée.

Ce soir, le thème abordé porte sur « le désamour entre la main-d’œuvre et les chefs d’entreprise », explique Alexandra Glais, directrice du groupement d’employeurs Tisserent. Rapidement, Amandine Dubois donne le tempo de cette soirée. Elle invite les participants à se lever, à se diriger vers quelqu’un, à lui serrer la main et à se présenter. Mais pas question de lui lâcher la main avant d’avoir attrapé la main de quelqu’un d’autre pour se présenter. Une chaîne humaine se forme. La glace est brisée.

 Aider les employeurs

Amandine Dubois donne la parole à Philippe Vittoria. Le dirigeant d’un cabinet de ressources humaines sera l’intervenant de la soirée. Mais attention, l’animatrice le met au parfum : pas question de laisser les participants s’endormir en l’écoutant. Son intervention ne devra pas excéder quinze minutes. Chronomètre à l’appui ! Sans perdre de temps, Philippe Vittoria se lance : « Mon travail est d’aider les employeurs à s’interroger. Dans quel territoire est-il ? Qu’est ce qu’il attend de l’autre ? Quel manageur est-il ? Que propose son entreprise ? Vous êtes tous capables de trouver les compétences rares, si c’est le dirigeant qui parle. Je vais vous donner gratuitement quasiment un secret industriel, pour savoir comment on fait dans le monde RH, pour qu’une entreprise trouve plus vite, simplement et rapidement un collaborateur. »

Les auditeurs sont captivés. Et impatients d’entendre la suite. Une suite qui ouvre le débat entre l’orateur et son public. Quatre participants posent une question. En seulement dix minutes Philippe Vittoria doit y répondre. Amandine Dubois l’avait annoncé, « le rythme de la soirée sera dense ».

 19 h 30. L’heure d’enchaîner un nouvel exercice. Réunis par petits groupes, les différents acteurs de l’emploi du territoire s’attablent. À leur tour de se mettre au travail ! Ils vont devoir définir les difficultés rencontrées dans leur structure et trouver des solutions. Crayons, papier… Ambiance studieuse.

Quelques instants plus tard, il faut restituer les propositions émergées. Et elles fusent ! « Créer un site internet pour mettre en avant le territoire », « avoir accès au fichier de Pole emploi », « ouvrir davantage de postes aux travailleurs handicapés »…

Sans aucun doute, l’objectif de la soirée est atteint. « Et ce n’est que le début d’une grande aventure… », souligne Alexandra Glais.

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